Les flops : le pire des jeux d’argent

En matière de jeux d’argent, les mauvaises surprises sont courantes. La preuve avec ces faits divers qui ont fait plusieurs joueurs mécontents.

Lorsqu’il s’agit de jeux d’argent, il faut s’attendre à tout. Au pire comme au meilleur. Et avec ces flops récents, vous constaterez (encore, sans doute) que la vie d’un joueur n’est pas toujours de tout repos. Et qu’elle peut même s’avérer franchement démoralisante…

Quand un jackpot de 50 000$ n’est qu’une illusion

Grosse mésaventure en Arizona pour cet amateur américain de machines à sous, qui a eu la joie de constater sur l’écran de jeu qu’il venait de remporter une cagnotte de 50 000$. Malheureusement, il ne s’agissait que d’un simple « bug visuel ». En effet, le joueur a cru voir une combinaison de 7 chiffres rouges, synonyme de jackpot dans la table des gains, alors que l’un d’entre eux était en réalité orange. En cause, une ampoule défectueuse qui a modifié la teinte du symbole. La joie fut donc de courte durée, une fois le coupon gagnant en main. Car celui-ci affichait bel et bien le « vrai »montant, à savoir 4 000€. Le joueur, dépité, a décidé de ne plus jouer dans ce casino, qui refuse évidemment de payer les 50 000€ en se retranchant derrière la clause d’annulation pour dysfonctionnement.

Les casinos en ligne Celtic et Fairway ferment boutique

C’était prévisible depuis quelques mois, vu les retours peu élogieux des joueurs sur ces deux établissements. Après avoir régné en maîtres sur le secteur des jeux de casino en direct (notamment en proposant des tournois live attractifs), Celtic et Fairway ont définitivement mis la clé sous la porte début février. Pire encore : ils ont carrément mis les voiles sans prendre la peine d’honorer les demandes de retrait en cours. Les joueurs ayant des paiements en attente peuvent donc s’asseoir définitivement sur leurs gains. Une mauvaise surprise (qui pouvait se prévoir, vu l’accumulation des litiges et l’absence flagrante de communication) pour les habitués de la première heure, certains étant fidèles à ces deux e-casinos depuis 2010 ! À noter qu’en parallèle, ce groupe a lancé une autre plateforme, BetBit (un « bitcoin »)… un comble !

Une erreur du casino lui coûte son jackpot

Cette joueuse du maryland se souviendra longtemps de sa déconvenue. En effet, après avoir gagné un jackpot progressif de plusieurs milliers de $, cette chanceuse a eu la mauvaise surprise de ne pas pouvoir encaisser son argent. La faute à l’agent du casino chargé de relever ses informations personnelles, dont son numéro de sécurité sociale. En effet, ce dernier a fait une erreur en recopiant un chiffre. Le pactole a donc été versé à quelqu’un d’autre. Et ce quelqu’un d’autre était malheureusement criblé de dettes : le jackpot a donc permis de rembourser le créditeur. En l’occurrence son ex-femme, à qui il ne payait pas la pension alimentaire. Cerise sur le gâteau : un jackpot ne peut être payé qu’une seule fois. La joueuse a donc reçu, en dédommagement, quelques boissons gratuites et un bon d’achat de 200$. Mécontente, elle s’est rapprochée de l’organisme de régulation local, afin de récupérer son dû.

3,8 millions de $ perdus lors de la finale du Super Bowl

C’est le montant exorbitant qu’un joueur a parié début février sur les Rams de Los Angeles, pour la finale du Super Bowl. Mal lui en a pris puisque ce sont les Patriots de Nouvelle-Angleterre qui ont remporté la compétition (13 à 3 !), malgré les prévisions. Un abonné aux paris risqués, qui a davantage l’habitude de gagner que de perdre. Puisqu’il a remporté gros lors des précédentes éditions (dont 10 millions rien qu’en 2017). Mais la roue tourne… et ses trois paris (2 millions / 1,5 millions / 300 000$) n’ont cette fois-ci pas été couronnés de succès. S’il avait visé juste, ses bénéfices auraient dépassé les 4,5 millions !

Loto-Québec refuse que son personnel soit syndiqué

C’est une véritable saga, qui dure depuis une dizaine d’années. Loto-Québec, société officielle des jeux de hasard québécois, refuse que les cadres de ses casinos se syndiquent. Ceux-ci ont donc porté l’affaire devant la Justice. Dans un premier temps, le tribunal administratif a d’abord statué en leur faveur, estimant que leur droit à s’associer en syndicat était parfaitement légitime. Et ce, malgré leur statut les excluant du régime général du code du travail. Mais en novembre dernier, coup de théâtre : la Cour supérieure du Québec casse cette décision… Retour donc à la case départ, avec des employés bien remontés qui ont décidé de faire appel. Un feuilleton qui risque encore de durer. À moins que cette exclusion soit déclarée inconstitutionnelle… Ce qui aurait un impact sur toutes les entreprises, et pas seulement Loto-Québec.

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