Jeux d’argent : les flops côté casinos

Qu’ils soient terrestres ou en ligne, les casinos n’offrent pas toujours leurs meilleures prestations. Et ce sont les joueurs et le personnel qui trinquent.

Si les joueurs peuvent perdre les pédales, les casinos aussi ne sont pas toujours des saints… Entre arnaques, négligences envers les joueurs ou le personnel casinotier et licenciements à la pelle, l’actualité n’est pas très encourageante.

Le Sugar House poursuivi pour des mélangeurs de cartes non conformes

Deux joueurs ont porté plainte contre le casino Sugar House pour négligence. En effet, ils sont persuadés que leurs pertes (plus de 250 000€ en seulement 8 mois) sont dues à du matériel non conforme. Car le casino aurait fraudé au blackjack, en utilisant des mélangeurs de cartes qu’il savait défectueux (nombre excessif / insuffisant de cartes + cartes inadaptées + dysfonctionnement de la distribution).

Les deux lésés réclament donc le remboursement des sommes pariées. En appuyant leur argumentation sur un fait précédent : par le passé, le Sugar House a déjà fait preuve des mêmes négligences au mini-baccarat et au poker. Il a d’ailleurs reçu une amende pour le même motif (= matériel défectueux). Mais apparemment, le casino terrestre n’en a cure… 

En République dominicaine, un casino arnaque des touristes

En vacances à l’étranger, beaucoup de touristes apprécient les petites visites récréatives dans les casinos terrestres. Et si la plupart de ces établissements font preuve de professionnalisme, d’autres en revanche sont prêts à tout pour appâter le client en villégiature. Un couple canadien, séjournant dans un hôtel de République Dominicaine, en a fait l’amère expérience. Tout a commencé par la promotion alléchante du casino Diamante. À savoir 25$ de jetons gratuits pour tester la roulette progressive (autrement dit, chaque mise est plus importante que la précédente).

L’arnaque est bien rodée : les joueurs sont toujours à deux doigts de remporter le jackpot… sans jamais gagner. Pire encore : les paris peuvent atteindre plus de 1 000$ la mise… sans annoncer clairement le coût. Et lorsque les joueurs commencent à s’inquiéter, ils sont orientés sans ménagement vers le caissier, qui empoche son dû. Et pour être sûr de récupérer son argent, le casino garde en otage les cartes d’identité des joueurs. Bref, la facture est salée pour ces deux Canadiens : 6 500$. Actuellement, des centaines de touristes auraient déjà fait les frais de cette arnaque. 

Le Palms, peu soucieux des conditions de travail de son personnel

L’affaire fait grand bruit : les centaines d’employés du Palms Casino, syndiqués depuis quelques années auprès de la Culinary Workers Union, ont manifesté fin juin à Las Vegas. Leur objectif ? Renégocier leurs conditions de travail, jugées inacceptables pour un établissement capable de dépenser 700 millions dans des travaux de rénovation. Des revendications qui ne sont pas au goût de l’employeur. Lequel ne s’est pas privé pour faire comprendre sa position au personnel.

Résultat : les salariés (près d’un millier) du Palms ont été rejoints par d’autres employés du groupe (qui possède 6 casinos). Le syndicat a ensuite mis sur la table une proposition de renégociation, refusée catégoriquement par la société-mère. Une réaction désapprouvée par le Conseil national des conditions de travail, qui a condamné le groupe. 

Quand les revenus de William Hill chutent, les employés trinquent

La Commission britannique des jeux d’argent a la dent dure contre les opérateurs rebelles, en ce moment. Jamais avare en amendes et sanctions diverses, cet organisme de régulation prône la tolérance 0, en faisant appliquer des conditions de jeu particulièrement strictes. Et les casinos en ligne sont les premiers à subir les conséquences de ces expéditions punitives.

William Hill n’échappe pas à cette politique implacable. Conséquence : une chute non négligeable de ses revenus, notamment en raison de la limitation de la mise max. L’opérateur va donc se délester de 700 points de vente ainsi que de 4 500 emplois. En recourant prioritairement à des licenciements volontaires ou des mutations dans d’autres départements.

Mot de passe oublié ?

/ Inscription