Jeux d’argent : les dernières nouvelles made in France

Le secteur des jeux d’argent (terrestres et en ligne) s’avère être particulièrement prolifique en ce moment pour les casinotiers français.

Entre la deuxième fournée du Loto du patrimoine en prévision, Joa qui engloutit tout sur son passage, la mauvaise foi évidente de la FdJ et le casino de Boulogne-sur-Mer qui tombe aux mains des Belges… l’actualité des jeux d’argent en France balance, pour le meilleur et pour le pire.

Loto du Patrimoine : une deuxième fournée prévue pour 2019

Le premier coup d’envoi, l’année dernière, s’est soldé par un succès. La Française des Jeux a donc décidé de remettre ça cette année. Avec une formule améliorée de son Loto du Patrimoine. En automne 2018, plus d’une vingtaine de millions d’euros avaient été récoltés, afin de restaurer une vingtaine de monuments historiques français. Forte de cette réussite, la FdJ va remettre les couverts. Mais en y apportant quelques petites améliorations.

Pour l’essentiel, le tirage spécial du Loto et les jeux à gratter seront toujours d’actualité. Avec en prime l’arrivée d’un deuxième jeu à gratter, au montant plus accessible (= 3€). Des tickets qui devraient également être disponibles plus longtemps (à savoir plusieurs semaines). La Monnaie de Paris rentre aussi dans la danse, avec une collection « pièces d’Histoire » (= 1 pièce vendue = 1€ reversé au financement de la mission Stéphane Bern).

Golden Palace investit le casino de Boulogne-sur-Mer

Les joueurs belges connaissent bien Golden Palace, une plateforme de jeux agréée par la Commission des jeux. Apparemment, ce groupe compte étendre son champ d’activité puisqu’il vient de « s’offrir » pour 12 ans le casino de Boulogne-sur-Mer. Et ce, avec la bénédiction du conseil municipal. Le contrat avec la municipalité a d’ailleurs été signé le mois dernier, malgré la contestation de Partouche (l’ancien gestionnaire, évincé de ses fonctions par les élus de la ville après une trentaine de bons et loyaux services), délégataire jusqu’en juin.

La pilule est d’autant plus difficile à avaler que le groupe français a récemment investi massivement pour moderniser ce complexe casinotier. Bref, de nouveaux aménagements sont d’ores-et-déjà prévus. Comme un nouveau restaurant, la création d’un toit-terrasse, le lancement de nouveaux événements culturels… Est-il utile de préciser qu’un contentieux juridique auprès du tribunal administratif est actuellement en cours ?

La Française des Jeux prend une prune pour refus de paiement

Ce n’est pas la joie en ce moment pour la FdJ, trainée devant les tribunaux par plusieurs joueurs mécontents. En effet, certains gagnants ont décidé de se rebiffer, après s’être vus refuser le paiement de leurs gains. Après Nanterre, c’est donc au tribunal de grande instance de Paris de sanctionner cet organisme. Qui n’en démord toujours pas. L’affaire commence en 2014 : un joueur place une mise de 1 400€ avec une cote de 5/1 sur son site de paris sportifs en ligne. Il gagne. Mais celle-ci annule le pari et rembourse la mise, en invoquant l’erreur manifeste.

Quelques mois plus tard, le joueur engage une procédure de mise en demeure afin d’obtenir le total de ses gains (un peu moins de 6 000€). Car la FdJ n’en est plus à son coup d’essai, ce même joueur ayant ainsi essuyé plusieurs refus pour le même motif ! Ce qui a mis le feu aux poudres. Pire encore : il semblerait que ces décisions arbitraires se multiplient maintenant. La FdJ n’a donc pas fini de se retrouver devant la Justice. 

Joa s’offre les 8 casinos du groupe Émeraude

Joa semble avoir un appétit d’ogre. Non satisfait d’avoir déjà à son actif plus d’une vingtaine d’établissements, voilà qu’il lorgne maintenant sur la petite dizaine de casinos terrestres d’Émeraude. Une acquisition qui lui permettrait de grappiller des places de marché et de doubler le nombre de ses hôtels-casinos.

Son objectif ? Devenir l’un des piliers du secteur, en renforçant sa présence régionale. Notamment en Normandie et sur la côte Atlantique, où sont principalement exploités les casinos terrestres du groupe Émeraude. L’accord devrait être conclu d’ici juillet. Plus rien n’arrête donc Joa, qui a également obtenu l’autorisation du ministère de l’Intérieur pour exploiter fin 2019 un club de jeux parisien, rue Royale. Sans compter le lancement d’un site de paris sportifs et de paris hippiques en ligne.

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