C’est le printemps : les sanctions fleurissent contre les opérateurs de jeux d’argent en ligne

Depuis quelques semaines, les sanctions (amendes, retraits de licence, fermetures de site) pleuvent à l’encontre des opérateurs de jeux d’argent en ligne.

À croire que l’éclosion des bourgeons et que la floraison printanière a donné des montées de sève aux organismes de régulation. Car ces dernières semaines, les sanctions ne cessent de pleuvoir contre les plateformes de jeux d’argent en ligne. Avec d’ailleurs quelques surprises…

Fournée de blocages au Danemark

Une ordonnance est récemment tombée au Danemark. Son but : permettre à la Spillemyndigheden (l’autorité de régulation locale) de bloquer pas moins de 25 sites de jeux illégaux. Soit 10 e-casinos et 15 sites de paris sportifs en ligne. Dont Napoli, Mr James, Orient Xpress, Fiesta Casino… Cette interdiction tombe après une tentative de conciliation, l’année dernière, permettant aux opérateurs exerçant sans autorisation d’acquérir une licence de jeux. Certains d’entre eux n’ayant pas, entre-temps, régularisé leur situation sur le territoire, le régulateur danois a donc réagi. En bloquant ces indélicats qui refusaient de se plier à la législation en vigueur. Et par la même occasion échappaient au paiement des diverses taxes d’exploitation. Cette nouvelle série intervient à peine 3 mois après la première salve. Qui avait débouché sur la fermeture de plusieurs sites en janvier et février dernier. En charge aux FAI d’appliquer cette sanction.

Malte annule deux licences de jeux

L’autorité de régulation maltaise (la MGA, autrement dit Malta Gaming Authority) vient d’annuler, avec effet immédiat, la licence de jeux des opérateurs Triton Gaming et Neptune Entertainment. Elle a également, dans la foulée, ordonné la cessation d’activité de ces deux salles virtuelles. Il leur a également été imposé de publier un message sur leur site Web respectif, informant les joueurs de cette décision radicale. À noter que cette procédure s’applique pour toutes les plateformes de ces deux groupes. Pour l’instant, l’autorité du jeu n’a pas souhaité divulguer d’informations à ce sujet, afin de ne pas compromettre l’enquête en cours. Le régulateur conseille par ailleurs aux joueurs lésés de prendre contact avec son service, en cas d’impayés.

LeoVegas encore dans le collimateur de la Commission britannique

Le jeu responsable, cela ne semble pas vraiment être la tasse de thé du e-casino LeoVegas. Car quelques mois après avoir déjà écopé d’une sanction (600 000 £ !), la UKGC est sur le point de lui en administrer une seconde pour des faits similaires. Cette fois-ci, il s’agit d’un joueur à tendance compulsive qui, après avoir été bloqué pour comportements addictifs (20 000£ de dépôts, utilisation de la CB de sa mère…) en 2018 par un agent de la plateforme, aurait été incité à s’inscrire sur plusieurs de ses établissements partenaires (= de la même « crèmerie »). Lesdits sites ayant ensuite apparemment usé et abusé de bonus promotionnels attractifs afin de l’encourager à miser encore plus. Et ce, alors même qu’ils avaient connaissance de cette dépendance. Bref, l’enquête suit actuellement son cours. Mais pour ne pas avoir blacklisté ce joueur, LeoVegas risque fort de ne pas échapper à une autre sentence exemplaire… Qui risque de faire (à nouveau) du mal à ses finances !

Pays-Bas : le grand méchant loup a encore sévi !

Bien connu des professionnels du secteur, qui ont des sueurs froides à l’évocation de son nom, le régulateur néerlandais (la Kansspelautoriteit) vient de sanctionner une nouvelle fois Casumo. Montant de l’amende ? 310 000€, pour avoir incité des joueurs locaux à s’inscrire puis miser sur sa plateforme. Un fait difficilement contestable par l’opérateur, puisque son site est entièrement traduit en néerlandais. Avec un live chat accessible dans cette langue. Et la disponibilité du mode de paiement iDeal (très utilisé aux Pays-Bas). Dans sa lancée, l’autorité néerlandaise a ensuite attribué une belle amende de 450 000€ à un autre opérateur sans licence (Casino.com). Pour avoir enfreint trois règles (dont l’une pour une clause jugée abusive à propos des frais d’inactivité).

La Suède distribue les amendes

La Spelinspektionen, l’autorité de régulation suédoise, vient encore de sévir. En octroyant des amendes de 4 millions (amende en couronnes suédoises, assortie d’un avertissement officiel) à l’opérateur Genesis et de 100 000 SEK à l’opérateur Paf. La raison de ces sanctions ? La non-adhésion de ces deux opérateurs au registre d’auto-exclusion (pourtant obligatoire). Un manquement grave au jeu responsable (les joueurs auto-exclus pouvant continuer à jouer sur ces plateformes), qui nécessitait un rappel à l’ordre conséquent pour cet organisme d’état.

Avis des Joueurs

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