Addiction au jeu : un autre médicament mis en cause

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Après le Requip, un nouveau médicament est mis en cause : le neuroleptique Abilify, dont l’un des effets secondaires serait une addiction aux jeux d’argent.

Il y a quelques mois, un médicament était déjà sur la sellette, soupçonné de développer des addictions aux jeux d’argent (voire au sexe) : le Requip. C’est aujourd’hui un autre thérapeutique qui est mis en cause. Un antipsychotique, ayant eu pour effet de plonger un jeune Canadien dans la dépendance (certes temporaire… mais qui a néanmoins causé un trou béant dans son budget). Et ce ne serait apparemment pas le seul cas avéré dans le pays.

Accro au jeu à cause d’un médicament ?

Prescrit pour soigner la schizophrénie mais également la dépression, l’Abilify (également connu sous l’appellation d’Aripiprazole) est un neuroleptique de nouvelle génération. Mais malheureusement, comme beaucoup de médicaments, il n’est pas exempt d’effets secondaires. Si son efficacité est avérée en ce qui concerne ces maux, il semblerait qu’il déclenche, en contrepartie, des troubles obsessionnels du comportement dont se passeraient bien les patients.

Parmi eux, Simon, un jeune homme d’une vingtaine d’années. Originaire du Canada, il a vu sa vie perturbée par cette nouvelle prescription. La prise de ce traitement l’aurait ainsi plongé inexorablement dans la dépendance aux jeux d’argent, alors qu’il ne souffrait apparemment d’aucune addiction auparavant. Rapidement devenu un joueur compulsif, il a accumulé les dépenses… puis les dettes. Sans pour autant arriver à se débarrasser de cette obsession.

Un médicament aux risques avérés

En seulement quelques mois, ce patient aurait dépensé près de 25 000$ sur un casino en ligne. Alors qu’autrefois il était incapable, selon ses dires, de jouer plus de 20$ lorsqu’il entrait dans un casino terrestre. Sa mère, alertée par un article traitant de cette addiction liée à l’Abilify, a alors fait le rapprochement entre le changement de comportement de son fils et le traitement. Car elle corrobore la thèse qu’avant la prise de ce médicament, tout allait pour le mieux…

Santé Canada s’est alors saisi de l’affaire et a procédé à un examen approfondi. Confirmant ensuite les risques de compulsion au jeu ou au sexe. Un effet secondaire qui, s’il reste rare, n’en est pas moins avéré. En effet, cet organisme aurait déjà reçu 5 déclarations de dépendance. En attendant une décision à ce sujet (certains spécialistes préférant minimiser l’impact de ce médoc), Simon a changé de traitement. Et tout est revenu très rapidement à la normale.

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